Il n'est pas utile d'être spécialiste pour reconnaître ce petit oiseau à la queue tremblante rouge brique et au plumage noir cendre qui , dès les premières lueurs du matin, se perche au sommet d'une cheminée ou d'une antenne pour délimiter son territoire. Son chant typique est aussi un critère d'identification. Après quelques notes aiguës et rapides, il émet un son chaotique similaire à une vitre que l'on raye.
Originaire des régions montagneuses ou du bord de mer, là où il utilise la roche comme support à la nidification, le rouge queue noir s'est rapproché petit à petit de l'homme, comme l'hirondelle, pour utiliser ses constructions. Sa présence dans notre région remonte probablement à plus d'un siècle. Espèce migratrice, il n'est toutefois pas rare d'apercevoir un individu erratique au cœur de l'hiver.
Insectivore, il capture ses proies au sol ou en vol. Sous une toiture, un trou dans un mur ou une poutre dans une étable sont les endroits les plus utilisés pour loger le nid composé d'herbe et de mousse. Quand il y a beaucoup d'insectes, le couple peut élever trois couvées entre mai et août.
Les maisons récentes aux finitions parfaites ne conviennent pas au rouge queue noir. Pour l'accueillir, il suffit d'installer un nichoir semi-ouvert contre un mur bien protégé.
Serge Larivière
L'Écho du Pas-de-Calais n°45
Juin 2003
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