Rendue célèbre par « Bienvenue chez les Ch’tis », la Cité des Électriciens à Bruay-la-Buissière est désormais reconnue comme élément du patrimoine. Pas à cause du film mais pour ce qu’elle est sur le plan historique et architectural. Au cœur du projet de ville, ce coron doit reprendre vie et ne plus être un lieu qu’on évite.
Les projets qui prennent corps actuellement ont pour vocation de le réhabiliter pour que des gens puissent à nouveau y habiter, pour qu’il soit aussi un lieu culturel alternatif, lieu d’exposition, d’interprétation du patrimoine, où l’on pourrait croiser des habitants, tout simplement, des visiteurs et des artistes, dans les rues, dans l’estaminet ou la librairie. « La cité, dit Jean-Paul Korbas, directeur des services culturels, est un matériau urbain dont les artistes doivent s’emparer ». Fin septembre, le collectif marseillais des Pas perdus, qui était déjà venu à Bruay, a investi les rez-de-chaussée de deux maisons, aux 11 et 13 rue Branly, pour inaugurer un nouveau projet baptisé « La promenade du jardin des souhaits bricolés ». Un temps de rencontre, des retrouvailles avec la population bruaysienne qui vont durer quatre ans, à raison d’une dizaine de jours par mois durant lesquels les gens pourront amener un objet dont ils n’ont plus l’utilité mais dont ils ne veulent pas se séparer… Avec les artistes, ils pourront lui redonner une utilisation… sans doute un peu décalée.
La prochaine séquence est fixée du 22 novembre au 6 décembre, en présence de l’artiste arrageois Luc Brévart qui fera entrer l’art brut dans la cité avec des installations qui seront le fil conducteur d’une visite forcément troublante.
L'Écho du Pas-de-Calais n°105
Nov./décembre 2009
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