Peu de gens connaissent la réelle origine du guénel, cette lanterne, que petit Pierre creusa dans une betterave pour aller faire la charité auprès des bourgeois boulonnais, la veille de Noël.
C’est ce que racontent les grands-parents aux enfants.
La coutume s’est perpétuée et encore aujourd’hui, la veille de Noël, des enfants portant guénel à la main, vont frapper aux portes des maisons pour recevoir des friandises, tout en chantant l’hymne de cette fête « Ô Guénel ! ». La similitude avec Halloween nous vient tout de suite à l’esprit, pourtant avec les guénels on ne parle pas de fête commerciale mais bel et bien de tradition.
Une torche pour les notables
Les premières traces connues et supposées remontent au XVe siècle époque à laquelle, la veille de Noël, les personnes importantes de la ville de Boulogne se voyaient remettre une torche par les guetteurs qui étaient récompensés de moult verres offerts par la municipalité.
Ange ou quenouille ?
La coutume a évolué et, de nos jours, les torches se sont transformées en guénels, que les enfants brandissent dans les rues apportant symboliquement la lumière de la nativité et du renouveau dans chaque foyer qu’ils visitent. Plusieurs sens sont donnés au mot guénel allant de « Au Gai Noël » à « Au gui l’An neuf ». Et de palabres en réquisitoires, bon nombre d’intellectuels se sont posé la question sur l’origine de ce mot. Pour certains, il voudrait dire ange, pour d’autres quenouille. Mais dans tous les cas, c’est bien Noël que les guénels annoncent.
Pour le plaisir des enfants
Aujourd’hui, c’est à Boulogne, Le Portel et Étaples que la tradition est la plus forte. Les communes redoublent d’efforts pour organiser le plus beau des défilés de Guénels… Peu importe si l’on défile la veille ou une semaine avant Noël, ce qui compte c’est le plaisir des enfants. À l’issue du défilé, les guénels sont exposés et l’on procède à l’élection du plus beau de tous. Des associations comme celle de Thierry Lassemblée « Ô Guénel ! » se sont formées pour que la tradition ne se perde pas. Mieux, pour redonner de la jeunesse à cette coutume, Thierry et ses compères musiciens, les « Star Raggadéch’tis », ont enregistré un disque reprenant la traditionnelle chanson en patois « Ô Guénel ! » sur des arrangements ragga. Bref, la tradition perdure et, encore cette année l’on entendra chanter dans les rues : « Ô Guénel, gran’père Barbot, il a un vint comme un tonneau, il a mingé trop d’haricots, Ô Guénel ! Ô Guénel-e tioupé tioupé tioup… »
Benoît Bremer
L'Écho du Pas-de-Calais n°60
Décembre 2004
régis et christéle
27/03/2008 22:02:58
alors té cante pas min fiu...règis
03/02/2007 11:32:56
salut a toi l'guènel.bravo pour ton site.je pense que les margats d'aujourduit devraient passè chez les gens pour cantè au guènel comme nous avant.bien l'bonjour à ta petite famille,REGIS DE BOULOGNE.Michel
21/12/2005
Bravo de remettre en mémoire des choses que j'avais oublié. Même dans les campagnes minières, je me souviens d'avoir défilé dans les corons pour avoir des friandises, bonbons, gateaux.Cela se perd de plmus en plus et bravo à Thierry et je souhaiterai savoir où est son disque.