Arras, « la cathédrale énorme et le beffroi sans fin » a écrit Verlaine. Et au sommet de ce beffroi, le lion des Flandres. Le premier, en laiton, date de 1554. Il peut être admiré dans le hall du musée. Le second lion en fonte celui-là, a été installé en 1840 et a servi de cible aux Allemands durant la Grande Guerre. Cela en l’honneur du Kaiser qui « avait fait appel à ses meilleurs pointeurs et qui, installé sur les hauteurs de Mercatel, jouissait du spectacle ».
Le 21 octobre, le « crime » est consommé : « Émergeant de l’amoncellement des pierres et semblant rugir », gît le lion. La dépouille de ce lion est exposée à l’hôtel des impôts.
Le lion actuel a été installé à la reconstruction qui s’est terminée en 1932, après avoir été exposé sur la place afin que les Arrageois puissent le voir et le toucher. Le lion a rejoint, espérons-le, à jamais son poste de guet. Tout là-haut, à quelque 75 mètres.
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