Souvenirs plus ou moins anciens des cours d’anglais au collège. Interro écrite sur les verbes irréguliers ! Si tu ne sais pas la liste par cœur, tu es foutu… To freeze ? Froze, frozen. Neurones pas trop congelés pour rencontrer Frozen Time, groupe de rock soucieux de ne pas se fondre dans la masse des productions actuelles. Dans le studio du « boss », Daniel Bernière, à Moulle, la conversation passe très vite du gothic au metal, de la pop au brutal death ! « Il y a peu de groupes qui nous ressemblent » affirme Daniel, 30 ans, « responsable » de 90 % des compositions de Frozen Time.
Cela a des avantages. Le plus gros ? L’originalité. Une denrée finalement rare dans l’univers musical et qui permet de se faire un nom au-delà du cercle des parents et amis ! Cela a aussi des inconvénients. « Nous avons un mal fou à intégrer les festivals pop-rock », lesquels restent très sensibles aux étiquettes. Peu importe, même si Frozen Time signifie « temps figé », Daniel et ses amis avancent, persuadés d’avoir tous les éléments pour s’inscrire durablement dans l’avenir du rock. « Nous sommes indépendants et nous avons du matos », que demande le peuple ? D’en savoir un peu plus sur ces gentils glaçons… pardon garçons.
Metal wave rock
Il était une fois deux potes, Daniel Bernière et David Hérent, guitariste et batteur, secouant l’Audomarois dès 1998 avec Dark Ages et sa musique sombre et dure. Quelque part entre le gothic et le metal, ils cherchent leur voie, plus enclins à triturer les machines qu’à gratter les cordes vocales. L’été 2002 est à marquer d’un grêlon blanc. Daniel et David peuvent lancer Frozen Time, avec un nouveau chanteur Jess, Boulonnais de 22 ans arrivé là « parce que quelqu’un a répondu pour lui à une petite annonce » ; et un nouveau guitariste John, Audomarois de 25 ans, l’homme du brutal death ! Le quatuor se met alors au boulot, donne de la puissance aux guitares, de la légèreté aux mélodies. « Définition de notre musique : du metal wave rock ! » lance Daniel ; et son compère d’ajouter, « on peut devenir plus violent, ou on peut s’assagir… ». Sans rechigner à dégoter des concerts – « la scène avant tout » – clame Daniel, Frozen Time a voulu soigner une maquette destinée à séduire les labels, les médias, les distributeurs. Entre deux étés, ils ont enregistré cinq morceaux, histoire de prouver que le metal wave rock existe.
Cette maquette, baptisée Light, est un « premier palier » pour accéder à l’album, Glimmer of hope, dont la sortie est annoncée à la fin de cette année. Lueur d’espoir (encore ces souvenirs des cours d’anglais…) : titre prédestiné pour un groupe décidé « à faire tourner son nom ». Et à envoyer définitivement valdinguer les étiquettes ! N’ayez-pas peur de Frozen Time, capable de reprendre Sweet dreams des Eurythmics ou du A-ha.
URL courte : www.echo62.com/article1196
