Ils donnent tout pour la musique ! Les amis de l’association Opale Musique Évolution pourraient aisément se servir de la chanson de France Gall s’ils cherchaient à résumer leurs activités. « Tout pour la musique » est un bon slogan pour le salon organisé du 18 au 20 novembre à Coquelles.
Baptisé Festi’Musique – « Festi pour festif et pas pour festival » précise Patrick Dusautoir, le président d’Opale Musique Évolution –, ce rendez-vous est un bel exercice de décloisonnement. Connu pour avoir été une cheville ouvrière des rassemblements de passionnés du disque de collection, P. Dusautoir a « évolué », faisant sauter des frontières. « Pour que chacun y trouve son compte » dit-il, convaincu désormais qu’il y a… autre chose que ces bons vieux 33 tours. Alors, avec ses amis d’Opale Musique Évolution – une vingtaine de membres –, il a beaucoup travaillé pour concevoir un salon à « l’esprit large », du vinyle bien sûr (« les sources » dit le président) à la technologie la plus pointue en matière d’enregistrement numérique, « pour repartir avec son CD si on est un chanteur amateur ou même un pro ». Festi’Musique offrira l’occasion de rencontrer, le dimanche, des marchands d’instruments, des luthiers, des associations locales très portées sur les notes (tous azimuts, de l’accordéon à l’électro). Très large d’esprit. « Une sortie familiale, l’entrée est gratuite » affirme P. Dusautoir. Les ados pourront se ruer sur les sonneries musicales de portables ou rejoindre la discothèque et ses D.J., les quadras apprécieront l’exposition de Jean-René Dehacq : 12 mètres consacrés aux Beatles ! Opale Musique Évolution est également persuadée que bon nombre d’artistes, groupes (et de producteurs ?) feront chanter, bouger le vaste espace Calquella. Oui ils donneront tout pour la musique et pour ne pas oublier Émilienne, la maman de Patrick disparue de sa maison de retraite calaisienne depuis le 20 janvier 2004. La musique porte aussi des messages d’espoir.
« Travailler c’est trop dur et voler c’est pas beau ! » chantaient Zachary Richard puis Julien Clerc. Deux artistes qui ajouteraient volontiers aujourd’hui « et télécharger de la musique sur Internet c’est pas beau non plus ». Si nous sommes des milliers à nous réjouir de pouvoir enrichir – à très peu de frais – notre discothèque grâce au web, la Sacem (Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique) considère cette approche de la musique « comme un fléau ». On parle beaucoup de répression, des chanteurs lancent des S.O.S., Festi’Musique a la bonne idée d’insister sur la prévention. Le vendredi 18 novembre sera la journée pédagogique du salon de la musique : 428 scolaires étant invités au cinéma Gaumont de la Cité de l’Europe, à écouter Marc Tabaczek, délégué régional de la Sacem sur les risques et les dérives liés au téléchargement, sur les possibilités de téléchargement légal. Un grand nom du show-biz pourrait, selon Patrick Dusautoir, être présent à Coquelles… pour enfoncer le clou. Après ces interventions, les jeunes découvriront le film très musical de Disney Fantasia 2000. |
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