
Aussi longtemps qu’elle s’en souvienne, Claudine Davase, fille d’enseignants, originaire de Coupelle-Vieille mais aujourd’hui installée à Pernes-en-Artois, a imaginé des histoires. Dès l’âge de 5 ou 6 ans, puis pour ses enfants quand elle a été maman. « Ça venait naturellement, dans la minute suivant une première idée. Pendant plus de dix ans, j’ai inventé et raconté plusieurs histoires par jour » explique celle qui n’hésite pas à se lever à 3 ou 4 h du matin pour écrire d’une traite. Professeur de français, elle a même invité ses élèves à écrire des romans collectifs. Une façon efficace de les motiver.
Désormais retraitée, elle qui n’avait jamais publié les fruits de sa fertile imagination, après avoir participé à un atelier d’écriture en 2008 avec la Comédie de Béthune et le conseil général, a récemment édité, à compte d’auteur, La femme effacée. Un recueil de nouvelles où l’on découvre des histoires courtes, rythmées, ancrées dans la région, en lien avec l’univers familial comme Le repas, ou alors carrément du domaine de l’anticipation avec Item, un texte qui nous envoie en 2040... « J’aime bien ce qui est bref. Je pense qu’il faut savoir faire la différence entre le détail et l’essentiel » précise Claudine Davase dont les écrits dépassent rarement dix pages (parfois une seule d’ailleurs), avec en fil conducteur, un sentiment de révolte, une opposition entre les nantis et ceux qui ne le sont pas. Avec La femme effacée, qui donne son titre au recueil, la métamorphose d’une jeune femme toujours serviable, presque invisible, se termine de façon tragique. Mais d’autres nouvelles sont plus optimistes heureusement. Claudine Davase, par ailleurs passionnée de peinture, ne dirait pas non à un second recueil, plus tard. Des histoires, elle en a encore des cahiers complets à publier.
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