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23/06/2010 13:58:43 - Affiché 9998 fois

« Faites de la Chanson » à Arras : Véronique Pestel « dit ce qu'elle voit »

Véronique Pestel, chanteuse enchanteresse.

Quand elle évoque à mots ouverts les trois déserts qui peuvent dévorer nos vies : le désert affectif, le désert spirituel, le désert social ; et les oasis que deviennent, parfois, des hommes pour d’autres hommes, Véronique Pestel sait-elle qu’elle est aussi une oasis, dans ce qui ressemble souvent par les temps qui courent à un désert culturel ? Une source de poésie, une terre fertile en émotions, en sensations.

Artiste admirable – belle et étonnante -, la grande Véronique Pestel était hier soir – mardi 23 juin 2010 – la « palmeraie » où se sont précipités les « caravaniers » de « Faites de la Chanson » à Arras. Pour sa troisième soirée, le festival de Di Dou Da accueillait au théâtre d’Arras la « dame de Haute-Savoie ». C’est là que vit, Véronique, chanteuse, pianiste, auteur, compositeur mais aussi porte-parole ou porte-rimes de poètes comme Géo Norge, Liliane Wouters. « Très loin des modes et du showbiz », a-t-on coutume de lire sur sa personnalité. Une oasis est toujours très loin du monde, et si proche à la fois. Accompagnée au piano par Michel Précastelli, homme de jazz et de chanson, Véronique Pestel a subjugué le public arrageois. Bien sûr, elle n’était pas une inconnue pour les « Didoudiens » mais force fut de constater que les béotiens en la matière furent conquis de la même façon. Pestel c’est d’abord une voix, profonde, maîtrisée, mettant en alerte tous les sens. Qu’elle soit féministe, intimiste, nostalgique, philosophique, politique, amoureuse… la voix toujours nous touche. Qu’elle chante les « sans voix » (un texte de Gilbert Laffaille), les « manques de temps », « notre vie qui s’écoule et s’écourte », une « Mamie Métisse », « Vanina »… Véronique Pestel toujours nous interpelle.
Pestel c’est ensuite un ton, pastel sur ses chansons à fleur de peau, et appuyé sur ses chansons à fleur de révolte. Enfin, quand la « dame de Haute-Savoie » rend hommage à Jean Ferrat – le fil rouge de cette sixième « Faites de la Chanson » -, son « Que serais-je sans toi ? » devient message personnel. Que serions-nous sans cette artiste rare, trop rare ? Des cœurs au théâtre dormant. Des balbutiements.

Poètes et majorettes
En première partie, le public a découvert sept chanteurs amateurs. Car telle est la belle originalité de ce festival : marier, toujours pour le meilleur, purs amateurs et artistes confirmés. Elisabeth a interprété avec beaucoup de sensibilité « Les clowns » de Gianni Esposito, la jeune Mathilde a invité Olivia Ruiz et « Les crêpes aux champignons », Hervé s’est éclaté avec « Aubade à Lydie en do » de Boby Lapointe, Jean-Paul a ému avec « J’arrive où je suis étranger » de Ferrat et Aragon, Marie-Pierre a revisité « Il faut tourner la page » de Nougaro, Alain a livré la belle « Histoire de Clou » chère à Adamo, et Evelyne a emmené tous les spectateurs sans exception derrière « Les majorettes » de Pierre Perret.

« Faites de la Chanson » continue ce mercredi 23 juin 2010, avec dès 18 h 30 « une heure avec Jules Ramon, ses canchons et carabistoules » à l’Hôtel de Guînes ; et à 20 h Mémo, au Pharos, 2 rue Pierre-Loti à Arras. Mémo, un quatuor « made in » Nord - Pas-de-Calais, l’exquise union du regard critique de Boris Vian, de la poésie de Brel et de l’humour de Brassens.
Rens. www.didouda.net

 

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