La réorganisation nationale du réseau des caisses primaires d’assurance maladie prévoyait la fusion des CPAM de Lens et d’Arras et donne naissance à la Caisse primaire d’assurance maladie de l’Artois dont le siège se trouve à Arras. Boulogne et Calais connaissent le même sort, ce qui ramène le nombre de CPAM à deux dans le Pas-de-Calais.
Le souci d’efficacité est la principale raison de la fusion des CPAM de Lens et d’Arras. Il s’agit de garantir un service continu et homogène adapté aux différents publics, de développer des expertises complémentaires grâce à une meilleure gestion des ressources, d’améliorer les relations avec les professionnels de santé pour un dialogue plus simple et plus uni. Alors que la norme imposée est une caisse par département, le Pas-de-Calais en conserve deux en raison de sa forte densité de population. En effet, plus de 900 000 personnes sont concernées par la création de la CPAM de l’Artois qui est la 21e caisse de France.
Les peurs de cette fusion concernaient essentiellement les suppressions de postes et la dégradation des services offerts au public, mais le futur directeur de la CPAM de l’Artois, Jean-Luc Boquet, se veut rassurant. Il y aura pérennité du réseau de points d’accueil existants ; l’accès à l’information et aux aides sociales versées par la CPAM restera le même. En ce qui concerne les personnels des CPAM, ni licenciements ni suppressions de poste ne sont annoncés mais les départs en retraite ne seront pas remplacés. De la même façon, la mobilité géographique ne devrait pas être imposée.
Au 1er janvier 2010, le réseau des caisses primaires passe de 128 à 101 organismes. Le comblement du trou de la Sécurité sociale ne semble pas être la raison de ces fusions mais la maîtrise des coûts qu’elles impliquent y contribuera sans doute.
SR/HL-PV
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