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| Benoît Boulnois a présenté la couveuse chrysalide d'À petits pas |
Ce mardi avait lieu « la journée couveuse » d’À petits pas, moment privilégié pour les porteurs de nouveaux projets d’entreprises de rencontrer ceux qui sont entrés dans le programme Chrysalide.
D’ici peu, ils vont se lancer, démarrer leur propre entreprise. Cordonnerie, services à la personne, maraichage bio, secrétariat à domicile, traduction, prestations diététiques… les idées fleurissent, murissent dans les têtes de Marie, Mickaël, Thomas, Andréa et leurs six autres compagnons. Tous dans la même galère, tous dans le flou. Dix néo entrepreneurs venus chercher des informations auprès d’À petits pas et, pourquoi pas, s’engager dans la couveuse d'activités Chrysalide qui accompagne les personnes souhaitant créer et tester leur activité en milieu rural.
Mardi se déroulait à Ruisseauville au sein des locaux d’A petits pas la « journée couveuse », permettant aux porteurs de projets de connaître le fonctionnement de la couveuse, les procédures comptables, de fixer un plan de travail, échanger avec les porteurs de projets déjà adhérents. Un point sur lequel insiste Benoît Boulnois, un des animateurs de la journée : « L’intérêt est de rencontrer ceux qui se sont déjà lancés. Avec les affinités, on se créé plus facilement un réseau, ce qui permet, outre d’échanger sur des problématiques similaires, de lutter contre l’isolement, une probabilité en milieu rural ».
Faire le point
Côté « couvés », cette journée est l’occasion de « lever la tête du guidon » pour reprendre les propos de Benoît Boulnois, avec un « point compta » obligatoire. Se détacher un court instant de son activité pour s’interroger. « Suis-je en train de m’épanouir ?», question existentielle à laquelle les entrepreneurs n’avaient peut-être pas songé. En revanche, d’autres questions les taraudent : comment définir les tarifs, gérer son temps, une rupture, l’environnement ? Faut-il s’investir sans compter ? Comment crée-t-on une dynamique ? La mise en commun des soucis de chacun a un côté rassurant. Comme le dit Denis Gheerardyn, maraîcher à Offekerque, qui quitte bientôt la couveuse : « Un problème simple peut vite sembler insurmontable. En parler permet de trouver des solutions ».
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