Arrivé le 21/11/2006 à 23 h 40 min 28 s. En 23 jours, 10 heures, 38 minutes et 28 secondes
à la vitesse moyenne de 6.30 nœuds. Pierre-Yves Chatelin est donc à Point-à-Pitre. Dans la nuit de mardi à mercredi, alors qu’il venait de poser le pied à terre, nous avons pu le joindre par téléphone, pour constater qu’il est en bonne forme : j’ai bien dormi les deux dernières nuits, dit-il. Heureux de retrouver Mimi, son épouse, et ses amis, notamment Thibaut Derville, le skipper de VAD, arrivé quelques minutes après-lui. Super content aussi d’avoir réussi à conserver sa 13e place. J’aurai pu en perdre trois dans la journée, dit-il. De quoi atténuer la déception de la première semaine où il n’était pas vraiment dans le coup, trop soucieux sans doute de préserver le bateau. Pour être parmi les dix premiers de la classe 40, J’aurais peut-être dû appuyer un peu plus sur l’accélérateur, envoyer un peu plus de toile... Mais cela a toujours été ma façon d’être... Ramener les bateaux en en bon état. De ce point de vue, il peut-être complètement satisfait car le Destination Calais est nickel. Pour une première grande Transatlantique en solitaire, globalement, cela s’est bien passé. Les moments les plus durs ont été ceux de pétole et de grain. Heureusement, l’on n’est finalement pas si seul, avec la famille et les amis au téléphone... Parfois aussi au contact direct des concurrents... comme Lionel Régnier du côté des Açores, ou Jacques Fournier (12e), avec qui il a discuté météo. L’option qu’il a prise a été plus favorable, mais au moment où il l’a prise, il ne pouvait pas le savoir. La voile c’est aussi cela, des coups de pocker et des météos qui peuvent être très particulières, imprévisibles.
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