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| Point presse hier après-midi à Marck-en-Calaisis. |
Dernier représentant du Pas-de-Calais (avec Boulogne) au moment où les clubs de Ligue 1 entrent en lice, l’AS Marck rejoint le cercle restreint des amateurs ayant atteint un 32e de finale de coupe de France de football, en affrontant l’OGC Nice. Un moment historique pour le club du CFA2 qui avait raté la marche ces dernières saisons.
Après avoir éliminé Reims (2-1), l’un des ténors de la ligue 2, prétendant à l’accession, les Marckois savent qu’ils ont déjà réalisé un exploit avec l’aide de leur 12e homme, le public, sur lequel ils comptent encore ce samedi pour mettre les Azuréens, demi-finalistes l’an dernier, en difficulté. Ils savent que ce sera extrêmement difficile, vue la valeur individuelle des joueurs du club de Ligue 1 entraîné par René Marsiglia. Mais ils croient en leurs chances, en la force mentale de leur collectif. La rencontre qui aura lieu au stade de l’Epopée à Calais (16h30) sera de toute façon l’occasion d’une grande fête que chacun des joueurs veut vivre pleinement. Mis à part Vincent Ehouman qui a déjà connu l’excitation d’un tel événement sous les couleurs de Boulogne (c’était contre Auxerre au stade Bollaert), tous partent à l’aventure… avec la ferme intention de saisir toutes les opportunités qui pourront se présenter à eux. Pour le staff technique, il n’est pas question de se laisser inhiber par l’enjeu, par l’ambiance… Comme dit le joueur Nicholas Bazile, c’est une chance qui ne se représentera peut-être jamais.
Sans Rémi Creton
L’un des atouts de l’AS Marck est que les observateurs niçois n’ont guère eu la possibilité d’œuvrer, car après la qualification contre Reims, ils n’ont joué qu’un match à Noisy. En revanche, ils seront privés d’un de leurs atouts majeurs, Rémi Creton expulsé après un tacle mal maîtrisé et sévèrement sanctionné par trois matchs de suspension. C’est l’avis d’Emmanuel Clément, entraîneur adjoint, et des dirigeants marckois qui ont fait appel de la décision. Mais comme il n’est pas suspensif, seule une mesure de clémence prise par la commission de discipline qui se réunira jeudi, pourrait arranger les affaires.
Quoi qu’il en soit, cela ne perturbe pas la préparation d’un groupe qui a pris ses marques avec la pelouse calaisienne et s’est mis quelques jours au repos durant la trêve. C’était nécessaire pour des garçons qui ont déjà beaucoup donné depuis le mois de juillet et qui, quel que soit le résultat de samedi, ont ensuite des matchs importants à enchaîner. Et d’essayer de prévenir les effets d’un éventuel « coup derrière la tête » en cas d’élimination. Ce qui c’était produit lors les saisons précédentes. Les hommes d’Eric Vercoutre sont prévenus : leur vie de footballeur ne s’arrête pas après le match contre Nice. Ils n’ont d’ailleurs pas changé grand-chose à leur vie de tous les jours, tout au plus essaient-ils de maîtriser et d’encadrer les sollicitations médiatiques.
Silence radio à partir de demain soir
D’ailleurs après l’entraînement de demain mercredi après-midi qui aura lieu au stade de l’Epopée, ce sera silence radio. Chacun a pour mission de se mettre dans son match, sans penser à autre chose, surtout pas à la prime à venir. On ne joue pas un 32e de finale de coupe de France pour de l’argent, même si on se réjouit de cette manne financière qui permettra d’améliorer les structures du club. Voilà qui est d’ailleurs bien dans l’esprit de ses responsables pour qui l’intérêt de l’événement est surtout de faire connaître l’AS Marck, de faire parler de la ville – Marck près de Calais et pas Marcq près de Lille – et d’attirer l’attention sur une politique sportive tournée vers le plus grand nombre… Ce qui n’interdit pas les exploits.
Hier lundi, tout le monde était donc à l’entraînement le plus simplement du monde, dans un état d’esprit serein que souligne l’autre Vercoutre, Rémi, entraîneur adjoint. A voir sur Sport in 62.
Texte et photo Philippe Vincent-Chaissac
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