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| Yaël Naïm, piano and umbrella ! |
En l’espace de deux jours, le Festival de la Côte d’Opale – 35e du nom – s’est mué en festival de voix ! Avec Agnes Obel à Boulogne-sur-Mer tout d’abord lundi soir, puis avec deux artistes très originaux hier (mardi 12 julllet 2011) à l’Hôtel du Parc à Hardelot. Deux artistes explorant « la veine folk » que la Côte d’Opale a allègrement adoptée cette année.
L’Irlandais James Vincent McMorrow a ouvert la soirée et la salle de l’Hôtel du Parc a instantanément écarquillé les yeux et ouvert tout grand les oreilles. Sa voix est délicate, chaude, fiévreuse, intense quand elle grimpe vers les sommets les plus aigus. Seul à la guitare ou avec ses quatre complices – batterie, basse, guitare, banjo, chœurs -, McMorrow a enchaîné les titres de son premier album « Early in the morning » qui sont autant de ballades (on peut écrire balades aussi) tantôt apaisées, tantôt vibrantes. Un peu comme une mer calme brusquement secouée par des vagues impromptues… Du folk lorgnant vers la pop sans perdre son intégrité. Belle, émouvante, gracieuse, la prestation de McMorrow a fait battre les cœurs. Le sien bat la chamade depuis quelques mois, le succès de « Early in the morning » allant crescendo. Il a confié ce mardi soir sa joie de jouer dans les grands festivals – au récent Montreux Jazz Festival, il a précédé Arcade Fire, se sentant « un peu ridicule » -, et d’aller de « beautiful place » en « beautiful place ». McMorrow rime parfaitement avec to morrow : ce jeune Irlandais est assurément un songwriter à suivre de très près aujourd’hui et demain.
Puissante et douce, dentelle et velours, telle est la voix de Yaël Naïm, chanteuse franco-israélienne qui en quelques années s’est imposée sur la scène internationale. Nous avons tous fredonné « I’m a new soul, la la la la la… » Très vite, la salle de l’Hôtel du Parc a compris que Yaël est heureuse sur scène. HEUREUSE en lettres capitales. Elle a du charisme, un sourire large et communicatif et un talent fou. Avec une « bande » également aux anges : Feltin aux guitares, Tribolet aux keyboards, Romeo à la basse et David Donatien, son alter ego, à la batterie, Yaël a joliment dessiné en une heure et demie son univers. Il est pop, rock, carrément traditionnel quand elle émeut avec une ballade en hébreu. Du rythme, de l’énergie, de l’enthousiasme car Yaël n’a pas oublié de faire chanter la salle, sa chorale géante. Pas de doute, cette salle aurait bien voulu rester un peu plus longtemps sous les « parapluies éclairés » de la chanteuse. Yaël Naïm est une mélodiste hors-pair, une interprète bouleversante, une pianiste inspirée… Elle est épatante cette petite femme-là !
YN sont les initiales de Yaël Naïm mais aussi celles de Yannick Noah qui fermera la porte du 35e Festival de la Côte d’Opale ce mercredi 13 juillet à 20 h à la Calypso, chouette salle calaisienne. Avec Noah au service, gare au feu d’artifice !
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