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Questions et réponses sur le Louvre-Lens

Publié le 15 décembre 2009

Les Réponses :

1. Quelle est l'histoire de la fosse 9 ?

Dans la seconde moitié du 19e siècle, l'exploitation de la houille a signifié l'expansion de la ville de Lens, dont la population et la surface bâtie ont suivi la croissance des compagnies minières. En 1884, la Société des mines de Lens prend la décision d'ouvrir une nouvelle fosse, qui prendra le nom de numéro 9, car elle est la neuvième fosse d'extraction créée ; on l'appelle aussi fosse Saint-Théodore.

La fosse en 1914

Vingt ans plus tard s'achèvent les travaux de la fosse d'aération 9 bis, baptisée Saint-Anatole. La fosse Saint-Théodore se situe sur le territoire lensois, tandis que la seconde se trouve à Liévin, la commune voisine. Les infrastructures des fosses 9 et 9 bis sont classiques. Le carreau de la fosse Saint-Théodore est organisé autour du puits et du chevalement et compte des générateurs, des salles au service des mineurs, des machines de traitement du charbon et une ligne de chemin de fer pour l'acheminer.

Complètement rasée en 1918, la fosse est reconstruite plus de dix ans après. Elle est fermée en 1960 et est dès lors retournée à l'état de friche et le reste aujourd'hui, malgré l'installation en son centre d'une zone d'activités. Ne subsistent des infrastructures minières que le puits et la "salle des pendus" (salle de bain et de dépôt des vêtements des mineurs) au nord du site (la photo peut être visualisée dans la colonne de droite "Photos de Lens et du projet Louvre-Lens").

La "salle des pendus" (salle de bain et de dépôt des vêtements des mineurs) au Nord du site

Sur la plus grande partie de l'ancien carreau, la nature a repris ses droits offrant un immense espace vert au milieu de la ville.

Comme les autres, la fosse 9 est pourvue de cités ; il s'agit, à l'ouest, de la cité Jeanne-d'Arc, achevée en 1894, puis, dans les années 1900, de la cité Saint-Théodore, au nord. Celle-ci est organisée selon un plan et une architecture qui reflètent une hiérarchie stricte.

Ainsi, le long de la rue La Rochefoucault, l'église et la maison de l'ingénieur encadrent les établissements communs et les logements d'employés. Les ouvriers habitent des maisons plus modestes avec jardin que la Compagnie leur loue pour un loyer modique, mais à des conditions drastiques. À la suite de la Grande Guerre, ces cités, entièrement détruites, furent reconstruites.

2. Pourquoi le Louvre s'implante-t-il à Lens ?

Lens a d'abord convaincu par son site, ancien carreau de mine désaffecté en 1960, qui offre plus de 20 hectares disponibles pour l'implantation du musée, permettant d'y réaliser sans contrainte un bâtiment contemporain. Sa proximité avec la gare, l'absence de contraintes liées au sol, ses qualités paysagères et son insertion au cœur d'une agglomération dense étaient des atouts indéniables qui lui ont permis d'avoir un excellent classement technique.
Lens l'a aussi emporté grâce à sa situation géographique, entre Lille et Arras, au carrefour de plusieurs autoroutes. Près de 13 millions d'habitants vivent à moins de deux heures de route de Lens. La ville est de surcroît desservie par le TGV.
Outre la mobilisation de ses édiles, en particulier de son maire Guy Delcourt, bien relayé par le président de la Communaupôle Lens-Liévin, Michel Vancaille, Lens a su s'appuyer sur sa population. Un comité de soutien a été créé et plus de 8 000 Lensois ont paraphé le Livre d'or créé pour l'occasion. Le Louvre est pour eux un élément pour eux de fierté et de reconnaissance.

Le choix de s'implanter sur un ancien carreau de mine, la fosse 9-9 bis de Lens, est symbolique. C'est la reconnaissance de la Nation pour un territoire plusieurs fois meurtri, tant par la guerre que par l'exploitation minière, malgré les efforts de reconversion entrepris ces vingt dernières années, après la fermeture du dernier puits en 1986. Aujourd'hui, la situation économique et sociale reste marquée par un chômage élevé (15 % de la population active). Le Louvre suit les exemples de la Tate à Liverpool et du musée Guggenheim à Bilbao pour favoriser le renouveau du territoire.
Les collectivités locales s'organisent pour accueillir le Louvre-Lens et en faire un levier de développement. Le Louvre-Lens a été porté au rang de projet métropolitain à Lille ; la Mission Bassin minier, agence d'urbanisme du territoire, s'est vue confier l'étude d'un schéma d'insertion urbaine dont l'objectif est d'assurer une bonne accessibilité au musée et son insertion dans le tissu local. D'ores et déjà, la Ville de Lens se mobilise comme en témoigne l'engagement en 2007 de l'importante reconversion du quartier des gares après l'aménagement déjà réalisé aujourd'hui du boulevard Basly, principal artère du centre ville.

3. N'est-il pas dangereux de construire un musée sur un ancien carreau de mine ?

Paradoxalement non. En effet, comme tout carreau minier, la fosse 9 de Lens recevait toutes les infrastructures de la mine : le puits bien sûr, mais aussi le chevalement, les générateurs, les salles de service des mineurs, les machines de traitement du charbon et une ligne de chemin de fer. Pour préserver ces équipements, on évitait donc de creuser des galeries sous le carreau !
Fermée en 1960, il y a près de 50 ans, le site de la fosse 9 a eu le temps de terminer sa combustion naturelle et, sur sa plus grande partie, la nature a aujourd'hui repris ses droits.

4. Pourra-t-on se promener sur le site après l'ouverture du musée ?

Le musée du Louvre-Lens aura la chance d'être entouré d'un écrin végétal, un parc paysager traité par la même équipe d'architectes.
Ce parc combine plusieurs lieux de découverte : parvis devant le musée, clairières, promenades en son sein et en lisières, parc boisé renforçant la végétation naturelle dans la partie ouest du site, jardins en contrepoint des parties boisées.
Cet écrin de verdure sera un lieu de promenade de choix pour les visiteurs mais aussi pour les Lensois. Aussi le parc sera-t-il ouvert à tous pendant la journée, aux heures d'ouverture du musée. Le soir, un périmètre de sûreté limitera les accès d'une partie du site mais les jonctions entre l'est et l'ouest resteront possibles par une liaison aménagée au nord du site.

5. Comment accédera-t-on au site ?

Le musée du Louvre-Lens disposera d'un parking situé au nord (auditorium et restaurant) et au sud (administration) du site, au nombre de places toutefois limité, qui permettront de répondre aux besoins la plus grande partie de l'année, d'autant qu'ils seront complétés par deux autres stationnements, situés respectivement à l'est et à l'ouest du site.
Le musée pourra ainsi bénéficier de parkings près du stade Bollaert, sur une friche industrielle, accessible directement du musée par une allée dédiée aux piétons.

Plan d'accès au Louvre Lens

Du côté de Liévin, à l'extrémité occidentale de la parcelle, un parking est également prévu, accessible par la ZAC de l'An 2000.
L'inconvénient est que ces deux emplacements sont situés à environ 500 mètres du musée: cela pose d'évidents problèmes d'accessibilité pour les personnes à mobilité réduite; un système de navettes est ainsi à l'étude.
Un Transport en Commun en Site Propre (tramway, TCSP) doit relier la gare de Lens au musée, un arrêt étant situé à l'emplacement actuel du vélodrome Garin (qui doit ainsi être démoli).

Le plan du site peut être visualisé dans la colonne "Photos de Lens et du projet Louvre-Lens".

La réflexion sur l'articulation de ces espaces de parking et sur les différents accès au site est actuellement en cours dans le cadre de l'élaboration d'un schéma d'insertion urbaine du Louvre-Lens piloté par la Mission Bassin minier, en coopération avec les différents partenaires : l'État, Musée du Louvre, collectivités territoriales.

Le cabinet d'urbanistes de Nicolas Michelin, qui a déjà travaillé sur ce type de projet (celui du musée Beaubourg à Metz) a effectué un diagnostic et rendu quelques propositions en juillet 2007.

6. Quel fut le résultat du concours d'architecture ?

Lancé début 2005 par la Région Nord-Pas de Calais, maître d'ouvrage du projet, le concours international d'architecture pour la construction du futur musée du Louvre-Lens a recueilli plus de 120 candidatures venues de France, d'Europe, d'Amérique et d'Asie, parmi les plus prestigieuses de la profession.
Un premier jury en avril 2005 a retenu six candidatures d'équipes constituées autour des architectes français Anne Lacaton et Jean-Philippe Vassal, Rudy Ricciotti, du jeune lillois Jérôme de Alzua, de l'anglo-irakienne Zaha Hadid, du new-yorkais Steven Holl et des japonais Sanaa (Kazuyo Sejima et Ryue Nishizawa).
Le second jury en septembre 2005 a classé trois projets : Rudy Ricciotti, Sanaa et Zaha Hadid.
La commission permanente du Conseil régional, le 26 septembre 2005, sur proposition de son président Daniel Percheron, a désigné comme lauréat du concours le projet de l'équipe Sanaa (Kazuyo Sejima et Ryue Nishizawa).

7. Qui sont les architectes ?

Architectes du Louvre-Lens

L'équipe retenue pour le projet Louvre-Lens associe l'agence japonaise d'architecture Sanaa, lauréate du concours, les architectes muséographes américains Imrey-Culbert et une architecte paysagiste française Catherine Mosbach. Kazuyo Sejima (née en 1955) et Ryue Nishizawa (né en 1966) ont créé l'agence Sanaa (Sejima And Nishizawa and Associates) en 1995.

Le Musée d'art contemporain du 21e siècle de Kanazawa (Japon), ouvert en 2004, est salué pour ses qualités esthétiques et fonctionnelles et leur apporte la reconnaissance internationale. En 2006, a été inaugurée à Toledo, aux États-Unis, une extension du musée de la ville, le "Glass Pavillon", également salué par la critique.
Outre le musée du Louvre-Lens, ils travaillent aujourd'hui sur de nombreux projets au Japon, en Suisse, en Allemagne et en Espagne.

8. Pourquoi les architectes sont-ils Japonais ?

Le choix des architectes du Louvre-Lens s'est effectué après un concours international auquel 124 équipes tant européennes, qu'américaines ou asiatiques ont répondu. Six d'entre elles ont été sélectionnées et ont été jugées sur l'esquisse de leur projet.
La commission permanente de la Région Nord-Pas de Calais a désigné comme lauréat le cabinet japonais Sanaa constitué des architectes Kazuyo Séjima et Ryue Nischizawa. C'est une équipe récemment saluée par la critique internationale pour la réalisation du Musée d'art contemporain du 21e siècle de Kanazawa au Japon et du Pavillon des glaces du Musée de Toledo aux États-Unis. L'équipe du Louvre-Lens associe également les architectes muséographes américains Celia Imrey et Tim Culbert ainsi que l'architecte paysagiste française Catherine Mosbach.

9. Y aura-t-il une pyramide à Lens comme à Paris ?

Chaque projet architectural est différent. Il ne s'agit pas de copier ce qui s'est fait à Paris d'autant que le bassin minier ne manque pas de pyramides avec ses terrils, traces visibles de l'exploitation houillère.
L'équipe Sanaa propose à Lens une architecture facilement accessible, transparente et ouverte sur la nature. Cinq bâtiments principaux prennent position sur le site comme des barques sur un fleuve qui seraient venues délicatement s'accrocher entre elles.

Si l'on cherche vraiment une référence avec le Musée du Louvre à Paris, on peut aussi considérer que c'est le palais parisien qui en déployant ses ailes se transforme et prend place à Lens.

10. Quelle est la part du financement privé dans le projet ?

Le financement privé s'effectuera sous la forme du mécénat, facilité par la loi du 1er août 2003 qui défiscalise partiellement les montants investis, par les particuliers et par les entreprises. En ce qui concerne le projet architectural, le mécénat pourrait intervenir à hauteur de 15 millions d'euros, en direction du parc essentiellement.
Les particuliers peuvent dès maintenant participer au projet, grâce à l'Association A2L créée en 2005 (association-louvre-lens.com). Ils peuvent également devenir les "ambassadeurs" du Louvre-Lens.

11. Comment être tenu régulièrement informé des avancements du projet ?

En consultant régulièrement ce site, le site web officiel du Louvre-Lens mais mieux encore en s'abonnant à la lettre électronique d'information du projet.
Elle vous permettra de suivre l'avancement du projet et de connaître les initiatives prises pour le promouvoir.

12. Quelles œuvres seront exposées au Louvre-Lens ?

À la différence de la plupart des musées qui disposent de collections à conserver, le Louvre-Lens n'aura pas d'œuvres en propre.
Il empruntera ses œuvres au Louvre et les exposera pour des durées plus ou moins longues, "puisant" dans les œuvres exposées aujourd'hui au Louvre et non dans les réserves qui ne fourniront qu'une petite partie des objets présentés, les œuvres ne pouvant rester à demeure à Lens.
Elles seront donc régulièrement renouvelées, ce qui tout à la fois facilitera l'envoi de chefs-d'œuvre et réactivera l'intérêt du public.

13. Exposera-t-on des œuvres des artistes locaux au Louvre-Lens ?

Le Louvre-Lens a avant tout comme vocation de faire découvrir des œuvres d'art issus de ses collections qui s'étendent du sixième millénaire avant notre ère jusqu'en 1850. Ce n'est pas en particulier un musée d'art contemporain.
Pour autant, comme au Louvre à Paris, des artistes contemporains seront appelés à intervenir, soit en résonance d'œuvres du Louvre présentées à Lens, soit en développant leur propre projet. Le choix de ces artistes s'inscrira dans un cadre international, en fonction des choix de programmation effectués par le musée. Cela peut signifier la présence à un moment donné d'un artiste régional comme à d'autres moments d'artistes parisiens, américains, africains, etc.

14. Le Louvre-Lens ne risque-t-il pas de concurrencer les autres musées de la région Nord-Pas de Calais ?

La région Nord-Pas de Calais est la seconde région de France, après l'Ile de France, en nombre de musées. Plus d'une quarantaine d'établissements consacrés aux beaux-arts, à l'industrie, l'histoire naturelle, locale ou encore l'archéologie parsèment le territoire.
Le Louvre-Lens s'inscrit comme un nouvel acteur de ce maillage culturel dense dans la perspective de le dynamiser et non de le concurrencer. L'attraction du Louvre-Lens doit inciter une population locale, souvent éloignée des musées, à les découvrir et ce dès maintenant.
Des initiatives sont d'ores et déjà en cours pour favoriser cette découverte. Par ailleurs, la clientèle touristique drainée par le Louvre-Lens, incitée à rester quelques jours dans la région pourra essaimer dans les autres musées du Nord-Pas de Calais.

15. Quand le Louvre-Lens va-t-il ouvrir ?

Les marchés publics de construction n'ont pas trouvé de titulaires en 2008, en raison de la complexité du projet architectural. La Région a travaillé avec les architectes pour relancer le marché en mars 2009. Les résultats devraient être connus officiellement en octobre 2009 et la première pierre posée lors de la fête de sainte Barbe le 4 décembre 2009.
Le Louvre-Lens devrait ainsi être ouvert en 2012 si l'ouvrage ne connaît pas de difficultés particulières lors de sa réalisation.

16. Pourquoi dit-on du musée du Louvre-Lens qu'il sera un musée innovant ?

Le Louvre-Lens est l'occasion pour le Musée du Louvre de s'interroger sur la présentation de ses collections et de repenser son rôle. L'idée est de proposer à tous une approche plus novatrice des œuvres et des collections. Non pas de réaliser un "anti-Louvre" mais d'inventer un "autre Louvre", plus humain et plus accessible. C’est ainsi que la traditionnelle séparation entre les Départements du Louvre, possédant chacun leur histoire et leur autonomie, sera annulée à Lens, rendant possible une créativité et une souplesse nouvelles. Des dispositifs nouveaux de médiation faisant notamment appel aux nouvelles technologies de l'information et de la communication seront ainsi expérimentés à Lens, pour être ensuite repris au Musée du Louvre à Paris. De même, au lieu de dissimuler ses coulisses (réserves, espaces techniques), le musée se montrera dans tous ses aspects : réserves visibles et visitables, restauration d'œuvres en public, découverte des métiers des musées, etc.

17. Quel sera le public du Louvre-Lens ?

Le souhait est de faire du Louvre-Lens un musée pour tous.
Un musée à destination des habitants du Bassin minier, une clientèle naturelle et recherchée, mais prêt aussi à accueillir une clientèle touristique eurorégionale venant de Grande-Bretagne, de Belgique, des Pays-Bas ou d'Allemagne. Un musée fréquenté par les scolaires du Nord-Pas de Calais mais dans lequel un habitué du Louvre parisien pourra découvrir une exposition qui ne sera montrée qu'à Lens.
Au total, plus de 550 000 visiteurs sont attendus chaque année en rythme de croisière, et près de 700 000 les deux premières années.

18. Combien coûtera l'entrée au Louvre-Lens ?

Il est difficile de répondre précisément à cette question aujourd'hui, trois ans avant l'ouverture du musée. La future structure de gestion du musée, associant l'État, le Musée du Louvre et les collectivités territoriales partenaires, et qui doit fixer ces tarifs n'est d'ailleurs pas créée à ce jour.

À ce stade, on ne peut donner que des éléments de comparaison avec le Musée du Louvre à Paris. En 2006, le billet pour les collections permanentes est de 8.50 € (6 € pour les nocturnes de 18h00 à 21h45) et celui pour les expositions temporaires de 9.50 € (possibilité de billet jumelé au prix de 11 €). Le Musée du Louvre est gratuit pour les moins de 18 ans, les chômeurs, les bénéficiaires des minima sociaux (bénéficiaires du Revenu de Solidarité Active, etc.) et les visiteurs handicapés.

19. Est-ce que les handicapés auront accès au Louvre-Lens ?

Non seulement les handicapés auront accès au Louvre-Lens, mais ils y seront les bienvenus. Le projet architectural répondra bien sûr aux nouvelles dispositions d'accessibilité pour tous, posées par la loi du 11 février 2005.
Mais le projet répond plus globalement aux principes de "haute qualité d'usage" afin que chacun ressente confort et satisfaction, sans stigmatisation des différences. Les espaces seront aussi configurés et équipés de façon à aider l'orientation visuelle, sonore et tactile du visiteur.
Des ateliers d'initiations spécifiques seront par ailleurs proposés.

20. Pourra-t-on se restaurer sur place ?

Le Louvre-Lens répondra aux besoins de restauration des visiteurs en proposant deux types de service : une cafétéria-salon de thé et un restaurant.
Implanté dans le hall d'accueil, la cafétéria-salon de thé offrira une restauration rapide à toute heure à destination du plus grand nombre de visiteurs.
Le restaurant aura pour sa part une double vocation : restaurant du musée mais aussi lieu de restauration pour la ville et son agglomération. Situé en face du musée, il aura un fonctionnement autonome lui permettant d'être ouvert en soirée. Occupant les terrasses et le dernier étage de l'ancien bâtiment des pendus où les mineurs déposaient leurs vêtements avant de descendre dans la mine, il bénéficiera d'une vue exceptionnelle sur le musée mais aussi sur les cités minières environnantes et les terrils de Loos-en-Gohelle. Un jeune chef local pourrait y réinventer la cuisine régionale.

21. Quels sont les emplois attendus ?

Dans un premier temps, le secteur de la construction sera le principal bénéficiaire de l'arrivée du Louvre-Lens. Dès 2008 et jusqu'à l'ouverture du musée en 2010, plusieurs centaines de professionnels du bâtiment seront mobilisés sur le chantier.
Le musée devrait employer directement à son ouverture entre 120 et 150 personnes auxquelles s'ajouteront des emplois en sous-traitance, par exemple pour la maintenance, le nettoyage, la sûreté ou les services concédés, comme le restaurant, la cafétéria et la librairie-boutique. Au total plus de 250 personnes devraient être employées sur le site. Mais le musée induira une activité périphérique importante, notamment du point de vue touristique.
Des hôtels, des restaurants, des boutiques verront certainement le jour. Des activités comme par exemple les publications ou la communication feront appel à des sociétés extérieures. Le nombre d'emploi dit induit pourrait ainsi être du même ordre de grandeur.
D'ores et déjà une réflexion est engagée avec les structures locales de l'emploi pour évaluer les qualifications nécessaires et prévoir les formations correspondantes. Des compétences en matière d'accueil et connaissance des langues seraient bien sûr appréciées !

22. À quoi servira Euralens ?

Afin de tirer le meilleur bénéfice pour le développement régional de l’arrivée du Louvre-Lens, mais aussi pour en assurer sa réussite sociale et culturelle, les acteurs régionaux se sont réunis au sein d’un processus concerté d’aménagement et de développement du territoire intitulé Euralens. Ce concept, à gouvernance collégiale fédérée autour de la Région associe : les collectivités territoriales volontaires du territoire (Département du Pas-de-Calais, aire métropolitaine de Lille, Région), les acteurs économiques du territoire (CCI Lens, CRCI Nord Pas-de-Calais), les autres acteurs locaux susceptibles d’être impliqués dans ces projets.
La gouvernance s’organise dans un premier temps autour d’une structure associative (statuts adoptés le 30 janvier 2009), à la fois pour la promotion d’Euralens et pour la préfiguration de la future structure d’aménagement.
Dans un second temps, l’association pourra contribuer à l’émergence d’une structure opérationnelle associant les partenaires publics et privés, et qui prendra en charge les projets d’aménagement retenus dans le cadre d’Euralens. Les autres projets labellisés par l’association pourront être réalisés sous des maîtrises d’ouvrages diverses.

Trois principaux axes structurent les échanges :

  • le tramway de l’arrondissement de Lens (prévu par les agglomérations de Lens et de Hénin-Carvin
  • l’ambition urbaine orientée vers le développement de véritables centres urbains dans l'ancien Bassin minier
  • l’ouverture sur la métropole lilloise et son nœud ferroviaire