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Michel Dagbert défend le Département du Pas-de-Calais jusqu'à l'Élysée !

Publié le 26 septembre 2014

Bernard Poignant est le conseiller spécial du Président de la République François Hollande pour tout ce qui a trait au projet de réforme territoriale. Depuis quelques semaines, il reçoit par petits groupes les Présidents des Départements afin de prendre leurs avis sur la question.

Michel Dagbert fait partie des huit élus qui ont ainsi été accueillis à l’Élysée ce mercredi 24 septembre.
Le Président du Conseil général du Pas-de-Calais a pu faire entendre son opposition au texte actuel et son souhait de participer activement à l’élaboration d’une alternative constructive et porteuse d’amélioration pour le service aux citoyens.

Voici le sentiment complet de l’intéressé :

Réformer ensemble, c’est déjà réussir

La réforme territoriale, c'est-à-dire la réforme politique, institutionnelle et administrative du Pays, est une nécessité. Elle peut devenir la chance d’une nouvelle décentralisation, concertée avec les territoires, gage de réussite.

Des Régions fortes aux périmètres territoriaux et de compétences élargis seront utiles pour participer à la compétition internationale de l’innovation, du développement économique, de l’éducation et de la recherche. Ce nouveau mouvement doit aussi s’accompagner d’une clarification du rôle de chaque collectivité, des articulations qui existeront entre elles et de la stabilisation des modes de financements.

Dans un calendrier et une méthode fixés par l’État, la nouvelle architecture doit se bâtir en s’adaptant aux particularités des territoires, ceux-ci pouvant imaginer les modalités pratiques permettant de :

  • rendre plus lisible l’action publique au coût le plus juste
  • conforter le lien social et le lien citoyen souvent fragilisés
  • penser des complémentarités d’action sur la base de diagnostic partagé, de projets de territoire et d’évaluation régulière de politiques plus simples et moins étouffées par des dispositifs empilés y compris ceux de l’État

C’est de cette manière que l’unité républicaine et la solidarité nationale trouveront un nouvel élan.

Concrètement, plus les Régions seront grandes et mobilisées sur l’Avenir, plus l’échelon départemental se trouve confirmé : celui-ci restant adapté au pilotage de certaines politiques publiques. Depuis dix ans, les Conseils généraux ont démontré leur capacité réformatrice en intégrant, chaque année, par exemple, avec efficience, de nouvelles compétences transférées de l’État. Les Conseils généraux restent, comme dans le Pas-de-Calais une collectivité de proximité, relais essentiel dans l’écriture d’une nouvelle organisation, donc d’un nouveau Contrat social.

De plus, là où il n’y ni Métropole, ni ville de plus de 100 000 habitants, l’échelon départemental reste le fédérateur et l’assembleur du territoire et de ses acteurs. Le Conseil général devient alors un des acteurs du développement et dispose dans le Pas-de-Calais d’un outil structurant essentiel, celui des Contrats territoriaux de développement durable avec les EPCI ; ceux-ci encore jeunes, restent naturellement et logiquement mobilisés sur le bloc communal et ses compétences.

Dans une grande Région du Nord, le Conseil général du Pas-de-Calais dispose d’expertise, d’atouts et d’un savoir-faire permettant d’asseoir pour les cinquante prochaines années une nouvelle intervention des politiques publiques au service des solidarités humaines et territoriales.